La gestion des émotions 0-5 ans, est-ce que ça se peut !?

Famille avec deux enfants entre 0 et 5 ans.

Parce qu’un petit corps peut vivre de très grandes tempêtes!

Réguler ses émotions à 2, 3 ou 4 ans… est-ce que ça se peut vraiment? Oui, mais avec de l’aide! Dans cet article, je te partage des façons simples, concrètes et bienveillantes d’accompagner les tout-petits dans la gestion de leurs émotions. En prime, ces petites astuces vont te permettre de développer un attachement sécurisant chez ton enfant! 

Pourquoi les émotions sont si fortes entre 0 et 5 ans?

À un si jeune âge, l’apprentissage de la gestion des émotions est encore une notion très abstraite et compliquée, puisque le développement de la sphère émotionnelle est beaucoup plus avancé que celui de la sphère rationnelle. Le cerveau des enfants 0-5 ans n’a pas encore la capacité d’inhiber les impulsions et ils n’ont pas toujours les mots pour dire ce qu’ils ressentent. La nouveauté, les changements, les grosses émotions et la fatigue prennent le dessus très facilement. Résultat ? L’enfant vit toutes ses émotions de façon spontanée et intense! 

Le rôle du parent

Les tout-petits apprennent à réguler leurs émotions à travers la présence des adultes qui les accompagnent. Il est donc essentiel, en tant que parent, que tu offres un accompagnement clair et sécurisant à ton enfant! 

Voici quelques petits conseils pour aider ton enfant dans la gestion de crise :

Offrir un cadre sécurisant (avec des limites claires)

On peut être doux et structurant. Les limites (ou les consignes) répétées calmement créent un environnement prévisible, et la prévisibilité, c’est de la sécurité émotionnelle pour un enfant.

Exemple : « J’entends que tu aimerais manger des bonbons d’Halloween ce matin, mais le matin, on met de bonnes choses dans notre ventre. Tu pourras avoir un bonbon pour le dessert tantôt. »

Valider les émotions de son enfant

Parce que ce qu’il vit est légitime et a tout plein de sens pour lui. Sa tête et son cœur le vit réellement.

N.B : Valider ne veut pas dire accepter les gestes de violence. C’est simplement une façon de reconnaître ce qui se passe à l’intérieur de lui.

Exemple : « Je le vois que tu cries parce que tu aimerais un bonbon, tu as le droit d’être fâché, mais frapper c’est non. » 

Expliquer pourquoi c’est non

Expliquer pourquoi nous avons dit non, ou pourquoi nous n’accordons pas une certaine chose à l’enfant fera beaucoup plus de sens et ça peut même éviter que l’enfant se fâche. 

Exemple : « Je comprends que tu veux le couteau pour m’aider, mais c’est dangereux. Toi, tu pourras verser ton verre de jus si tu veux. »

Offrir une alternative (le plus possible!)

Offrir une alternative aide l’enfant à se projeter dans le futur et lui démontre que son parent prend en considération ses envies et ses besoins. 

Exemple : « Tu ne peux pas courir dans la cuisine, mais tu peux courir dehors après la collation. » ; « Tu es fâché, mais frapper c’est non. À la place, tu peux utiliser ta pochette magique. »

Faire preuve de flexibilité

La flexibilité montre à l’enfant qu’on s’adapte, sans perdre le cadre. De plus, ça renforce le sentiment de sécurité, ce qui peut diminuer les crises sur le long terme.

Au-delà des débordements émotionnels, la gestion des émotions se construit toute la journée, avec l’aide d’un cadre et d’une routine sécurisante. En ayant une routine prévisible, en préparant les transitions, en lisant des livres sur les émotions et en valorisant la communication plutôt que les comportements, on offre à l’enfant un accompagnement et un soutien constant dans l’apprentissage de la gestion de ses émotions.

Les tempêtes passent. Ce qui reste, c’est la relation que tu construis avec lui ou elle.

La pochette de retour au calme : un outil magique !

La pochette de retour au calme est un outil pour aider l’enfant à s’apaiser avec l’aide d’un adulte. Éventuellement, lorsque l’enfant saura bien se servir de sa pochette, elle pourra être utilisée de manière autonome. 

Elle peut contenir :

  • Une balle anti-stress

  • Un petit livre apaisant

  • Un sablier

  • Une doudou

  • Un petit jouet sensoriel

  • Une feuille avec des images avec des idées pour se calmer (respirer, serrer un coussin, demander un câlin…)

Le but : offrir des outils concrets pour apprendre, petit à petit, à s’autoréguler.


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